
Les couvertures de tous les livres publiés
La présentation du dernier livre publié
" Vercors images intimes "
Le portfolio dans la revue l'Alpe
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Revue l'Alpe Texte de Monsieur jean Guibal. Conservateur en chef du Musé Dauphinois. |
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Les paysages qu'ils ont aménagés et qu'ils continuent d'entretenir ne cessent d'être analysés et commentés, leurs maisons (objet de ce volume de notre revue) ont été abondamment photographiées et dessinées, leurs meubles, leurs outils, leurs savoir-faire, leurs animaux domestiques même, ont été plus souvent consignés sur l'image ou sur les carnets d'ethnographes qu'ils ne l'ont été eux-mêmes. Et l'on sait que pour les opérations d'inventaire systématique du patrimoine, les opérateurs veillent scrupuleusement à éviter toute présence humaine sur les clichés qui vont constituer les archives du temps qui fuit.
Roberto Neumiller ne saisit pour sa part le patrimoine que s'il constitue le cadre de vie de l'homme ou la femme dont il dresse le portrait. Au centre de tout, la vie, la personne humaine en cela qu'elle est la source de tous les patrimoines, qu'elle doit être au coeur de toute démarche de compréhension. Le photographe a su saisir des portraits exceptionnels des gens de l'alpe, reprenant l'adage qui veut que "le patrimoine, c'est d'abord les gens". Ces figures, ces personnalités, sont le seul moyen d'approche des sociétés alpines, la seule méthode de compréhension de leur vie et de leur patrimoine.
Mais Roberto Neumiller veut aller plus loin. Il tente aujourd'hui d'entreprendre un parcours systématique dans les pays alpins pour saisir, à travers ses portraits, un état de la société montagnarde à l'aube du nouveau millénaire. Il voudrait ainsi compléter la démarche des chercheurs toujours en quête de l'observation du changement social et culturel. Il se pourrait qu'il les remplace, car ils semblent avoir désormais d'autres préoccupations et d'autres terrains. Ambitieuse entreprise, que l'on souhaite voir mise oeuvre et qu'une revue telle que l'Alpe ne peut qu'accompagner. Les archives patrimoniales, les collections des musées, ne sauraient être complètes sans ce portrait d'une société qui demeure, quoi qu'en pensent les nostalgiques et certains ethnologues, vivante, et donc en devenir. |
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